Les nouvelles du large des membres CNM...
Compte-rendu de voyage de Giulio Genoni (sui1 FANO)
Une demi-année sabbatique me donne l'occasion de travailler pour l'expédition Changing Oceans. Un voyage autour du monde sur un voilier, entrepris par la Fondation Antinea et la Fondation Pacifique, basées à Genève, dans le but de faire un état des lieux des océans, de servir à des recherches scientifiques, de prendre à bord des groupes d'activités socio-pédagogiques et de sensibiliser le public à la déterioration des mers. Je me réjouis de redevenir pour quelque temps biologiste marin! Le bateau, un ketch de 25 m (33 m avec le beaupré), s'appelle Fleur de Passion. Il est parti en mars de Malte, a passé en Tunisie et au Maroc et montera cette année jusqu'en Mer Baltique, puis redescendra au Sud vers les Canaries ou la Mer Rouge.
J'embarque pour trois mois, début mai, à Malaga. Trois jours d'amarrage entre un navire militaire et un cargo, sans débit d'eau ou d'électricité. Nous sommes 9 à bord; ambiance sympathique. Nous travaillons sur les films faits au Maroc et sur la planification de la suite. Les cabines, à deux banquettes, sont assez spacieuses. J'ai une cabine pour moi et la banquette de dessus sert rapidement de vestiaire. Outre le skipper, il y a un second, un mécanicien (une des deux personnes qui ont conçu et construit le bateau), une intendante, un maître plongeur et caméraman, une responsable communication, deux marins et moi-même, responsable de la coordination des activités scientifiques. Etant peu nombreux, nous avons donc de la place, mais les quarts et veillées seront plus astreignants. Il y a des livres à bord, qui seront un complément agréable dans les moments sans activité.
Nous partons en soirée, cap au sud. Il fait beau et pas froid, mais il n'y a pas de vent: le trajet se fait au moteur. J'ai le quart de 4 à 7 h et nous goûtons à un beau lever de lune. Nous arrivons le lendemain matin et mouillons pour deux nuits dans la Baie d'Algeciras, en attendant de rejoindre une organisation qui observe les cétacés à Tarifa. Nous voyons pas mal de dauphins communs, mais surtout des navires. Nous faisons de petits travaux d'entretien ordinaire.
Mouillage à Tarifa dans le Détroit de Gibraltar (le port n'est autorisé qu'aux pêcheurs et ferries), puis départ pour observer les cétacés et peut-être plonger avec eux. Des grands dauphins et des globicéphales noirs viennent près du bateau. Nous ne plongeons pas, finalement, car ils sont dispersés et nagent vite; et il y a du courant. Pas mal de poissons-lune aussi. Bien entendu mon appareil photo commence à rendre l'âme, comme au début de mon voyage de 1992. Mon ciré aussi. Je vais prospecter les magasins aux escales.
En Atlantique, près de Trafalgar, la température baisse d'un cran, mais il ne fait pas vraiment froid. Nous voyons des orques, de près aussi, et des fous de Bassan, des poissons volants, etc. Nous sommes encore au moteur: le vent est faible ou contraire, et nous avons des dates d'atterrissage prévues à Lisbonne et à Brest; de plus, le bateau ne remonte pas bien au vent.
Depuis la Baie de Cadiz, cap à l'ouest, et le vent du nord forcit. Nous hissons la grand-voile et la voile d'artimon, auriques, et trois des quatre voiles d'avant (foc, faux-foc, trinquette). Les cordages sont rudes et lourds, les manœuvres prennent du temps et de l'énergie: c'est de la voile un peu à l'ancienne, sans winches, sans spectran ni dyneema, qui a quelque chose de puriste (cependant le moteur facilite les manœuvres). Le bateau réagit assez lentement à la barre du fait de ses 95 tonnes, mais grâce à une bonne surface de voilure, il n'est pas lourdaud. Il est assez stable à la barre, sous voile. Le lest: 24 tonnes de rails de tram suisses et de gros morceaux de plomb d'une épave tunisienne, placés sous les planchers. Il n'y a pas de quille, ce qui empêche de serrer le vent, mais facilitera l'entrée dans les ports ou les estuaires. Le bateau roule donc assez, surtout au moteur. C'était un démineur allemand de 1941, reconstruit en voilier par la Fondation Pacifique.
Des quarts toutes les nuits pendant les navigations et des veilles au mouillage: pas de repos régulier. Nous mouillons sous les étoiles à Albufeira avec ses falaises rouges, puis faisons escale à Vilamoura, port de plaisance sans âme, mais où nous serons à quai, accueillis et assistés par un membre des «Frères de la Côte».
Je réalise dans ces premiers jours que nous ne ferons pas la moitié de ce qui était prévu de projets scientifiques et de recherche d'informations sur les Aires marines protégées (AMP). L'expédition est encore en rodage, l'organisation et les forces manquent. Nous avons des projets à faire en plongée, mais pas assez de plongeurs, des listes d'AMP, mais pas de contacts. Nous amarrons peu dans les ports, car ça coûte cher et sommes donc souvent sans accès à internet. Il y a tout de même un gros projet scientifique et de AMP réalisé au Maroc, les plaisirs de la navigation et les cétacés!
Sous des ciels changeants, nous entamons une longue série de comptages des macrodéchets qui flottent sur l'eau pour le compte d'IFREMER. Nous comptons peu de macrodéchets dans cette zone. Près des falaises de Sagres, le Sagres de Henri le Navigateur, à la pointe sud-ouest du Portugal, mouillage inconfortable avec de la houle perpendiculaire au vent. Nous parvenons à faire des travaux de peinture plutôt acrobatiques, mais pas à dormir. Puis cap au nord. Le temps est toujours beau (heureusement, car mon ciré est encore à remplacer). Il y a un grand nombre de bateaux de pêche. Diverses rencontres de dauphins communs et, mieux encore, de dauphins rayés et, près des canyons, de rorquals communs. Nous documentons chaque rencontre avec des cétacés pour le compte de l'UICN à Gland. Mouillage au port de Cascais, la température fait un bond de 15 degrés. Nous nous reposons puis reprenons l'entretien.
Nous allons ensuite amarrer dans un port de Lisbonne, où des équipiers débarquent et d'autres embarquent. Sur le bateau on est bien, mais en ville il fait très chaud. La grande manifestation annoncée n'a pas lieu, mais sans que nous sachions pourquoi. Nous constatons qu'un nouveau piratage informatique a été perpétré sur notre site (le premier datait de 15 jours). L'escale me permet de dénicher un ciré et un appareil photo. Dernière douche, puis départ pour une navigation plus longue. La sortie de l'embouchure du Tage est assez mouvementée, car le vent souffle fort à contre-courant, ce qui lève des vagues hautes et serrées qui passent parfois au-dessus de l'étrave pourtant haute. Nous trouverons de l'eau jusque dans les cabines. La température rechute de 15 degrés.
Par temps beau et vent du nord, nous longeons la côte jusqu'au Cap Finistère, en appuyant souvent avec le moteur. Le vent vire au NW et nous hissons le clin-foc, mais pas la voile de flèche, car c'est un peu enquiquinant à faire. Le bateau sous 6 voiles a belle allure. Les rencontres avec les dauphins communs sont fréquentes, avec les grands dauphins moins. Un malheureux fou se prend le bec dans notre hameçon de pêche et il faut le dégager. De temps à autre un labbe ou un fulmar passe. Il y a un peu plus de macrodéchets qu'avant, mais ils restent peu nombreux... surtout en comparaison avec la Méditerranée. On nous dit qu'il y a une prise de conscience, que même des grands navires débarquent des déchets triés, à Brest. Deux rencontres avec des globicéphales peu farouches au niveau des canyons de Murga et de La Coruña. Le vent, d'abord tombé, mord dès le Cap et nous prenons deux ris dans la grand-voile et un dans la voile d'artimon. Compter une heure et demie pour cette manœuvre! Ce sera une traversée du Golfe de Gascogne au portant, poussés par une queue de dépression. Nous pêchons quelques maquereaux et chinchards, pas bien gros, car il n'y en a plus, mais suffisants pour deux délicieux repas. Temps gris, frais et en partie pluvieux (l'avantage d'un ciré neuf se fait sentir) et vent SW de 15 à 30 nœuds qui nous pousse directement vers Brest à 6-8 nœuds. Les quarts se succèdent à heures irrégulières. Nous préparons des repas chauds midi et soir, par groupes de quarts. Nous longeons toujours les grandes voies de navigation, à quelques milles d'écart, comme depuis Gibraltar et apercevons fréquemment des navires plus ou moins énormes. Nous croisons ces voies dans la nuit et nous trouvons, au plus fort du vent, en route de collision avec un paquebot, dont l'équipage n'a pas de veilleurs de quart ou se moque de notre priorité, malgré nos signaux. Branle-bas sur le pont pour manœuvrer afin de l'éviter... mais de peu! Ensuite route plus tranquille, mais il faut bien se tenir quand même (en dormant aussi: les couchettes ne sont pas encore équipées de toiles anti-roulis!), et éviter d'ouvrir le frigo au mauvais moment. Pas de rencontres de grands cétacés dans ce Golfe pourtant connu pour ses nombreuses espèces; la faute bien sûr à leur raréfaction, mais aussi à la route qui nous emmène loin des canyons, et aux conditions de vent et de mer offrant peu de visibilité et nous menant vite à destination. En approchant de la côte Iroise, quelques virements face au vent - pour éviter le danger de l'empannage. Nous arrivons à Brest deux jours plus tôt que prévu. Une fouille complète par les Douanes nous en fait rattraper un... C'est louche, un bateau qui vient du Maroc!
A Brest, nous amarrons et organisons à l'intention de notre principal parrain quelques courtes sorties à la voile. L'équipage change encore. Pour les besoins d'un film sur la filière goémon (ou laminaires; ce sont de grandes algues brunes) - alginates - épaississants alimentaires et cosmétiques, un bateau de la SNSM (sauvetage) nous emmène sur un goémonier, l'un des 34 en France, situés au NW de la Bretagne, notamment ici à l'Aber Ildut et qui récolte dans l'archipel Ouessant-Molène. La technique est celle des spaghettis: l'engin est nommé scoubidou. Une belle sortie, par un temps magnifique, avec en prime une visite aux phoques gris du coin.
Je débarque pour dix jours de repos. Je rejoindrai ensuite le bateau à Kiel.
Giulio Genoni
Otto Cinque chez les Germains
Nous avions décidé de nous entrainer avant de partir au German Open de l’Ascension afin de régler quelques détails de cohésion de l’équipage détectés lors des régates de Genève début mai. En clair, il nous manquait des heures de vol.
Vu le temps pourri de ce début de mois, nous n’avons trouvé les bonnes conditions que le mardi 11 mai avec la bien nommée régate d’entraînement du mardi soir. Les conditions plus que variables étaient parfaites pour dérouiller nos sens et parfaire la préparation en vue d’un championnat sur le lac de Constance dont les prévisions météo se dessinaient tourmentées et humides.
Nous n’avons pas été déçus.
Le German Open ESSE 850 est inclus dans la Montfort Cup organisée par le Yacht Club de Langenargen. A ce titre, 2 parcours bananes étaient mouillés, l’un pour les ESSES et l’autre pour les ORC, X99, Int 806 et autres bateaux sportifs type gros X et protos. Une ligne de départ et d’arrivée commune ainsi qu’une bouée sous le vent avant l’arrivée à prendre par tout le monde ont généré d’épiques croisements entres les séries.
Le mercredi 12 est réservé à la logistique : transport, grutage, rangement du bateau, pesée de l’équipage, prise des chambres d’hôtel et repérages culinaires. Les 2 derniers points étant les moments culminants de la journée.
L’hôtel est une ancienne ferme dans un cadre bucolique au milieu de la campagne avec basse cour complète, étang et grenouilles, moulin, production maison de confitures et d’alcool et un petit déjeuner type allemand, donc pantagruélique. Le soir, nous mangeons dans un restaurant italien sur le port qui s’avère une excellente adresse.
Ce jeudi, c’est la douche froide ! Il n’a plu qu’une fois de la journée, la pluie était déjà là au lever et elle ne s’est jamais arrêtée. Rajoutez à cela un vent glacial (4-6°C) de nord-ouest force 3 et de longue période d’attente (30-45 minutes) entre les départs des 4 manches courues ce jour et vous avez une idée de l’ambiance « polaire » sur les bateaux. D’ailleurs, à entendre les récits des autres navigateurs engagés ce week-end sur d’autres plans d’eau, à Thoune pour les Dragons notamment, toute la Suisse était au même régime. Véliquement, c’est une bonne première journée pour nous, sans tôle (1, 1, 2 et 4), le joker est encore dans notre poche et le jeu entre les divers concurrents reste ouvert pour demain.
Belle ambiance à la rentrée au port où le stand « Glühwein « est nettement plus fréquenté que le stand « Bière à gogo » et l’on se ravigote le soir au resto italien après cette journée particulièrement pourrie au niveau de la météo.
Ah ! Ce vendredi matin, il ne pleut pas mais il fait toujours aussi froid. Fort de l’expérience d’hier, nous sommes habillés double-couche « tout dessus » et c’est très confortable aussi.
3 manches aujourd’hui dans des airs plus faibles, plus variables en force et en direction. Même le soleil nous gratifie de sa présence en milieu de journée, nous en profitons pour alléger la tenue ! Oh, pas longtemps, juste une petite heure.
Nous allons vite, la réaction aux variations est bonne sur le bateau, les petites faiblesses de notre « vieux » foc dans les airs soutenus se font moins sentir dans ces conditions, on claque les 3 manches du jour, le joker est toujours dans la poche et il y restera.
Joli temps pour ce samedi, dernier jour de course. Après une première manche avortée au premier bord de pré faute de vent, le comité enchaine avec 2 manches dans le petit thermique du coin, nous finissons 3ème respectivement 1er de ces 2 courses. Après une longue pause en attendant le vent, le comité clos le championnat en début d’après-midi et nous renvoie au port pour le grutage.
La distribution des prix se fait le soir sous la grande tente avec toutes les séries. Outre le championnat d’ESSE 850, nous gagnons aussi la Montfort Cup devant toutes les autres séries ! Ne me demander pas comment ils calculent leur classement, cela à l’air d’être aussi obscur que la feue « jauge à Loulou ». Le fait est que l’on doit ramener le challenge gravé pour l’année prochaine !
Prochain rendez-vous : Le championnat du Léman à Morges
Les jeunes morgiens de Zebra 7 au Grand-Prix Corum
Photographie ©Julien Denaes
-08.05.09-
Chaud, chaud, chaud! Première et unique manche de la journée ce vendredi au GP Corum à la société nautique de Genève et déjà des conditions très difficiles. Vent entre 15 et 20 noeuds et tournant de manière très brutale. Zebra 7 termine 10e, non sans s'être fait une grosse frayeur à la bouée au vent, en enfournant sévèrement. Romandie.com (SUI 8) n'a lui pas pu éviter le chavirage, alors que Banque Populaire (SUI 12), arrivant juste après, a préféré assurer le coup et s’est réfugié dans la rade pour prendre un ris avant d’abattre. A 2m1 pour de nouvelles aventures…
-10.05.09-
De mieux en mieux. Zebra 7 a conclu en beauté ce dimanche, en se classant 2ème de la dernière manche. Il termine ainsi 9ème au classement général de ce week-end de régate.
Nous avons progressé tout au long du week-end. Commençant par un vendredi difficile, nous avons fini en étant dans le coup toute la journée du dimanche.
Le plateau est très relevé. La majorité des équipes possède en ses rangs des champions du monde et olympiques, sans compter tous les spécialistes de la course au large en multicoques. C’est donc vraiment intéressant de pouvoir régater contre eux. Il ressort de ces trois jours de régate une impression positive. Le travail intensif sur les manœuvres aura payé en ce début de saison. La vitesse du bateau était bonne, surtout au portant. Il nous faut maintenant être réguliers sur les départs, qui s'avèrent extrêmement décisifs sur ces petits parcours.
Bravo à Alinghi qui s'empare de cette première manifestation, non sans s'être battu jusqu'au bout. Merci aux organisateurs et à tout ce petit monde de la voile d'avoir rendu ce premier Grand Prix haut en émotions. Merci enfin à notre équipementier, Helly Hansen, grâce à qui nous avons pu passer sous les vagues au sec…
YACHT CLUB - MONACO "Primo Cup"
5-8 & 12-15 Février 2009
Le CNM déjà en course et un podium !
OttoCinque (3eme), le esse 850 de Dario Caffaro, barré par Alain Marchand et le Surprise Pacman (8eme) de Corinne Deutsh, barré par Arnaud Gavairon sont dès le début de cette saison, partis à Monaco disputer la Primo Cup, premier grand rassemblement international de monotypes.
Résultats
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David Bugnon ramène la coupe à Morges
Un grand bravo a David Bugnon pour ses résultats 2008. 1er au Championnat de Série Toucan à Genève – 1er à la régates des Vieux Bateaux à la Tour de Peilz avec son 6,5m « ARAMIS » et vainqueur de la Coupe América des 6,5m à Lutry, ramenant ainsi la coupe à Morges.
«OttoCinque» roi de Zurich !
Le esse 850 à Dario Caffaro avec a son bord Fanny Brouchoud, Max Péault et Alain Marchand à la barre, tous membres du CNM, n’a laissé aucune chance aux 18 autres concurrents venus de Suisse Allemande, du Tessin, d’Allemagne et de Finlande pour le dernier évènement de la saison.
Après avoir remporté facilement les deux premières manches de petit temps, avec une confortable avance, les 4 navigateurs ont confirmé par une 3 ème et une 2 ème place ce qui les plaça loin devant son adversaire direct. Le président de la classe ne manqua pas à la distribution des prix, de souligner «la domination sans appel» de
l’équipage Morgien.
La saison du OttoCinque se termine en beauté, celui-ci ayant remporté de nombreuses régates ou terminant aux places d’honneur a l’étranger. Rendez-vous début février pour la Primo Cup de Monaco, grand rassemblement de tous les monotypes ou plus de 120 bateaux de toutes classes vont régater sur deux week-ends de 4 jours.
Les Royales de Cannes 2008
On m’en avait tellement parlé : tu verras, c’est génial !
C’est décidé, réunion avec l’équipage, tout le monde est d’accord… on y va.
L’équipe, c’est Vincent Zanlonghi, Hubert Telfser, Loic Gaussen, Kathy Gaussen, Olivier Desjeux et Yves Gaussen. Réservation de 2 studios à Maeva (Pierre et vacances) qui a 2 avantages : Prix très raisonnable et proximité du vieux port.
Psaros s’occupe du bateau, il le chargera à Genève juste après le championnat de série qui à lieu une semaine avant à la SNG. On retrouvera Incisif amarré à la place réservée pour les toucans et maté… le top.
Entre-temps, un copain pilote d’hélicoptère nous fait une proposition que nous ne pouvons refuser : la descente et remontée en hélico. Grandiose !
Une partie de l’équipage descend en voiture avec tout le matos, pendant que les autres se la pètent en hélico. On ne vit qu’une fois, faisons là Royale et au retour on inverse les rôles. Vol inoubliable au dessus des Alpes et dans la baie de Cannes, survol des îles de Lérins.
Lundi: 1ere régate, le tour des îles de Lérins. Nous sommes avec les métriques : 12m, 6m, Toucans et Super Tofinou. Force 4 à 5. Impressionnant ces 12m qui prennent le départ en même temps que nous sur une ligne de départ pas plus grande que nos lignes du mardi soir. Nous décidons de serrer la côte de l’île St- Marguerite, les autres choisissent le milieu de la passe. Bien négocier, nous passons la première pointe en tête avec une belle avance mais derrière les 12m quand même. Faut pas rêver… On hisse le spi et en avant pour de beaux surfs sur de grandes et belles vagues, la mer quoi !
Mardi: 27 nœuds de vent avec des pointes à 30. Musclé. On ne régate pas, on navigue, objectif : ne rien casser. On devait faire 2 manches mais après la 1ère il nous renvoie à terre. Tant mieux, ca devenait limite.
Mercredi: Kathy nous a rejoints et nous naviguons à 5. Joli airs du large dans la baie de la Napoule. Nuages qui se chargent dans les collines. Départ bon, on prend la gauche. C’est la droite qui paie, on n’insiste pas et partons contrôler nos petits copains. Passons la bouée en tête d’une longueur. Hop ! Le spi, et les airs tournent de 180°. On se retrouve au près dans un grain qui vient de terre avec des vagues de vent arrière. Super on fait du surf au près. Course annulée.
Jeudi: Régate du côté Golfe Juan, joli force 2, beaucoup de bascules et risées. On est tous d’accord, c’est à gauche. Départ bout de ligne, seul Toucange nous suit. Tous les autres partent sur la droite. Qu’ont-ils vus ? Pourtant les 2 6m qui sont partis 10mn plus tôt que nous sur la gauche sont bien sortis. On maintient notre option et Toucange craque, il vire. A fond à gauche et nous arrivons à la bouée de près avec 600m d’avance. Bingo ! On fait une 2ème course dans les mêmes conditions. On la gagne mais Aquanautic nous talonne.
Vendredi: 2 courses devant Cannes , belle conditions, 2 x 1er
Samedi: dernière manche, pas d’air. On poireaute sur l’eau en attendant l’heure limite (14h00). Tout est annulé. Retour à terre. On se dépêche de rentrer car Psaros nous attend pour charger les bateaux. C’est des rapides, démâtage et grutage, enlevé c’est pesé.
On rentre se changer et nous allons à la distribution des prix.
Podium, musique et fanfare de Toulon qui joue les hymnes nationaux de chaque vainqueur devant la foule des concurrents, çà en jette ! On gagne la semaine et avons droit à notre petit morceaux de musique.
Ce qu’on a surtout aimé durant cette semaine c’est l’ambiance festive, des départs de régates vers 13h qui nous permettent de faire la foire le soir. C’est le contact avec les autres concurrents de quelques classes qu’ils soient. C’est la clémence du temps, les palmiers, la croisette et j’en passe. Vraiment une superbe semaine de vacances.
Yves Gaussen
Alain Marchand aux Bermudes
Alain Marchand, membre du CNM, de retour du fameux Bermuda World Match Race Tour (Grade 1). Les récits et infos ci-dessous...
>> News no. 1
>> News no. 2
>> News no. 3
>> News no. 4
>> www.worldmatchracingtour.com
>> site d'Alain
>> infos milles
Le team Suisse a Moscou, fait de l’ombre à Sarkoszy…
Eurosaf European Match Race Championship
YVA Trophy 2008
ISAF Grade 1 Match Racing Regatta
9-14 septembre 2008
Pas de doute, nous sommes bien en Russie…, après quelques heures de vol voici Moscou, arrivée à l’aéroport de Domodedovo au sud de la ville.
Deux jeunes hôtesses, attendent avec le chauffeur du minibus, l’équipage Portugais dont le barreur et sonéquipier reviennent des jeux Olympiques en 470 et moi même, n’ayant pas pris le même vol que le reste de l’équipage Suisse.
Deux heures et demi plus tard, après avoir pris le périphérique, roulé dans un chaos semi organisé, longé une cohorte d’immeubles de style mille-feuille gris ou plutôt, bloc soviétique, (il n’y a visiblement pas ou peu de maisons privées), vu la plus grande centrale nucléaire de ma vie, nous voici arrivées au nord de la ville, près d’un fleuve sur lequel se déroulera l’évènement.
Tout est clôturé et gardé, c’est un centre hôtelier avec un port privé, un club de voile dans lequel on y trouve 4 tables de billard et 4 lignes de bowling.
Nous sommes logés dans les hôtels près du club, et les repas sont visiblement offerts pour les équipages pendant tout le championnat. Nous avons même une hôtesse (Anna) a notre disposition. Mardi 9, nous sommes un peu perplexes, le beau soleil (27°) nous a quitté et la pluie a pris le relais, et cela pour toute la semaine…, la neige est même annoncée pour jeudi et vendredi!!! Heureusement les 2 heures de practice avec les bateaux (style class 8 avec moins de voile et en tête) se sont passés dans une accalmie de pluie et 5-10 nœuds. L’équipage tourne bien, nous sommes satisfaits, mais un peu secs de manœuvres et plus mouillés dedans que dehors! 16 teams dans les 25 top mondiaux sont là… alors, a suivre!
Alain Marchand
Barre Eric Monnin, GV Alain Marchand, Embraque Simon Brugger, N1 Marc Monnin
Liens
site de l'organisateur (pour ceux et celles qui savent lire le russe :-)




























